La présence d’un enfant adulte au domicile familial peut entraîner des changements concrets sur les aides versées par la CAF. Quand votre fils a 30 ans et vit chez vous, la caisse d’allocations familiales tient compte de plusieurs critères : s’il est rattaché à votre foyer ou non, s’il perçoit ses propres aides, et s’il contribue financièrement au logement. Ces éléments influencent directement le calcul de vos droits, notamment pour l’APL, le RSA ou les prestations familiales. Chaque situation doit être déclarée avec précision, car une omission peut entraîner une suspension ou un trop-perçu.
Dois-je déclarer mon fils adulte à la CAF s’il vit chez moi ?
La CAF considère toute personne vivant dans le logement comme un membre du foyer, sauf si elle dispose de ressources propres et d’un dossier allocataire distinct. Si votre fils n’a pas de numéro allocataire personnel et que vous êtes le seul à percevoir des aides, vous devez indiquer sa présence dans votre dossier. Cela ne signifie pas qu’il sera à charge, mais qu’il partage votre lieu de vie, ce qui peut influencer certains calculs.
La déclaration doit être mise à jour dès qu’il emménage ou en cas de changement de situation, par exemple s’il commence à percevoir des revenus.
Est-ce que ses revenus impactent mes droits aux allocations ?

Tout dépend du type de prestations que vous touchez. Pour certaines aides comme les APL, la CAF prend en compte les personnes vivant dans le logement, même si elles ne sont pas à charge. Si votre fils perçoit un salaire ou une allocation chômage, ses ressources peuvent être intégrées dans le calcul de vos aides au logement, sauf s’il a ouvert son propre dossier.
Dans le cas du RSA, sa présence peut faire baisser le montant versé si la CAF considère que le foyer partage les charges. Les prestations familiales, quant à elles, ne sont pas concernées par les revenus d’un adulte de 30 ans.
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Peut-il percevoir des aides de la CAF en habitant chez moi ?
Un adulte qui vit chez ses parents peut tout à fait ouvrir un dossier CAF à son nom. Il peut ainsi bénéficier de la prime d’activité, du RSA, ou même des APL si un contrat de location est établi. Dans ce cas, il est traité comme un allocataire distinct, et ses aides sont calculées uniquement à partir de ses propres revenus.
Il doit néanmoins déclarer qu’il est hébergé chez un tiers s’il n’a pas de bail ni de charges à payer. Cela permet à la CAF d’adapter ses droits à sa situation réelle.
Quelle différence entre hébergement gratuit, colocation et logement à titre onéreux ?
Trois cas de figure sont possibles pour un adulte vivant chez ses parents :
| Situation | Conséquences sur les aides CAF |
|---|---|
| Hébergement gratuit | L’enfant vit sans payer de loyer ni de charges. La CAF considère qu’il est à la charge du foyer, ce qui peut réduire les droits. |
| Colocation ou location réelle | Si un contrat est établi et des versements sont faits, le fils est considéré comme locataire. Ses ressources ne sont pas prises en compte dans le dossier des parents. |
| Participation aux charges sans contrat | Cela peut être vu comme un hébergement gratuit. La CAF peut demander des précisions et ajuster les aides. |
Comment remplir correctement ma déclaration CAF dans ce cas ?

Dans votre espace personnel, vous devez indiquer que votre fils vit chez vous. La CAF vous demandera son identité, sa date de naissance et s’il est allocataire. Si ce n’est pas le cas, elle considérera qu’il fait partie de votre foyer.
Il faut aussi préciser s’il paie un loyer, s’il est hébergé gratuitement, ou s’il participe aux charges. Chaque information est utilisée pour déterminer la composition du foyer et calculer les prestations.
Quels sont les risques en cas de fausse déclaration ou d’oubli ?
Ne pas déclarer la présence de son enfant adulte, ou minimiser sa situation, expose à plusieurs sanctions :
- Trop-perçu : la CAF peut demander un remboursement si elle estime que les aides ont été versées à tort.
- Suspension des prestations : en cas de doute, vos aides peuvent être bloquées.
- Poursuites pour fraude : si la situation est jugée volontairement dissimulée, cela peut entraîner des poursuites.
La CAF vérifie régulièrement les déclarations avec les données des impôts ou de Pôle emploi. Il est donc préférable de toujours signaler les changements.
Mon fils doit-il faire une déclaration séparée à la CAF ?
Oui, s’il souhaite percevoir des aides en son nom, il doit créer son propre compte CAF. Dans sa déclaration, il précisera qu’il est hébergé chez un tiers. Il pourra alors bénéficier, selon sa situation, de prestations comme le RSA, la prime d’activité ou d’éventuels droits au logement s’il paie une part du loyer.
Cela permet également à la CAF de séparer vos dossiers et de ne pas cumuler les ressources dans un seul calcul.
Est-il possible de fixer un loyer pour régulariser la situation ?

Oui, si vous établissez un bail en bonne et due forme, avec un montant versé chaque mois, votre fils devient un locataire, même s’il est de votre famille. Cela change la façon dont la CAF considère sa situation.
Dans ce cas, il peut faire une demande d’APL à son nom. De votre côté, les allocations logement peuvent être recalculées, puisque vous ne l’hébergez plus gratuitement.
Le loyer doit être réel, avec des paiements réguliers et un contrat signé. Un faux loyer non versé n’est pas reconnu par la CAF.
Où trouver de l’aide pour gérer ce type de situation avec la CAF ?
Si vous avez un doute, vous pouvez :
- Contacter directement un conseiller CAF via votre espace personnel,
- Vous rendre dans un point d’accueil pour poser vos questions,
- Utiliser les simulateurs sur le site officiel pour estimer vos droits,
- Vous faire accompagner par une assistante sociale si la situation est complexe.
Une déclaration claire, complète et à jour évite les erreurs, les retards de paiement et les mauvaises surprises.

