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Gérer chaque journée avec un enfant atteint d’un handicap demande une organisation millimétrée, une connaissance précise des dispositifs disponibles et une grande force mentale. Vous pouvez bénéficier de soutiens financiers, d’un congé spécifique si vous travaillez, et de l’aide de réseaux d’accompagnement adaptés. De la scolarisation aux démarches administratives, en passant par votre propre équilibre, chaque aspect du quotidien mérite une réponse claire.
| Dispositif ou solution | Détail utile |
|---|---|
| PCH (Prestation de compensation du handicap) | Financement des aides humaines, techniques ou aménagements nécessaires |
| Congé de proche aidant | Jusqu’à 3 mois renouvelables (max. 1 an sur l’ensemble de la carrière) |
| AJPP (Allocation journalière de présence parentale) | 62,44 € par jour (31,22 € en demi-journée), versée par la CAF |
| MDPH | Organisme central pour les démarches et les reconnaissances |
| AESH (accompagnant d’élèves en situation de handicap) | Pour une scolarisation adaptée en milieu ordinaire |
| Solutions de répit | Accueil temporaire de l’enfant pour souffler quelques jours |
| Réseaux d’aidants familiaux | Échange, entraide et soutien moral entre parents |
- Vous avez droit à des aides financières et des congés spécifiques.
- La MDPH est votre interlocuteur principal pour la reconnaissance du handicap.
- Des solutions de répit existent pour éviter l’épuisement moral et physique.
Quelles sont les aides disponibles pour les parents d’enfants handicapés ?

Plusieurs dispositifs peuvent vous soulager au quotidien. La Prestation de compensation du handicap (PCH) couvre des besoins variés comme l’aide humaine, l’aménagement du logement ou l’achat de matériel adapté. Elle est attribuée par le conseil départemental, sur avis de la MDPH.
Vous pouvez aussi demander l’Allocation journalière de présence parentale (AJPP) si vous interrompez ou réduisez votre activité pour vous occuper de votre enfant gravement malade ou handicapé. Elle est versée jusqu’à 310 jours ouvrés sur une période de 3 ans maximum.
En parallèle, certaines aides de la CAF, comme l’Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH), peuvent compléter vos revenus et vous aider à faire face aux dépenses liées à la situation de votre enfant.
Ai-je droit à un congé ou un aménagement de mon travail ?
Le congé de proche aidant vous permet de suspendre temporairement votre activité pour accompagner un enfant en situation de handicap. Il peut durer jusqu’à un an au total dans toute votre carrière, sous réserve de certaines conditions (ancienneté, lien de parenté reconnu).
Vous pouvez également faire une demande d’aménagement de vos horaires, ou opter pour un temps partiel pour raisons familiales, auprès de votre employeur. Le droit à la déconnexion, les adaptations de poste ou les horaires décalés peuvent être négociés dans le cadre du dialogue social.
Les fonctionnaires peuvent bénéficier d’une mobilité géographique ou d’un temps partiel de droit, dès lors que la situation du handicap est reconnue officiellement.
Comment organiser les soins et les rendez-vous médicaux ?
Un suivi régulier avec des spécialistes est souvent nécessaire. Pour gagner en clarté, tenez un agenda partagé ou un carnet de suivi médical reprenant les bilans, ordonnances et comptes rendus. Vous pouvez regrouper les rendez-vous sur certaines journées, si l’état de votre enfant le permet.
Certains établissements comme les centres d’action médico-sociale précoce (CAMSP) ou les centres médicaux psychologiques (CMP) permettent un accompagnement global, avec coordination entre médecins, psychologues et orthophonistes.
Le transport médical peut être pris en charge sous conditions par l’Assurance Maladie, sur prescription médicale. Vous pouvez aussi bénéficier d’un accompagnement par un service d’aide à domicile spécialisé, financé en partie par la PCH.
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Quelles solutions pour la scolarisation ou l’accompagnement éducatif ?
La scolarisation en milieu ordinaire est encouragée, avec l’appui d’un accompagnant d’élève en situation de handicap (AESH). Vous devez en faire la demande auprès de la MDPH, qui transmet ensuite son avis à l’Éducation nationale.
Si votre enfant a besoin d’un cadre éducatif plus adapté, les ULIS (unités localisées pour l’inclusion scolaire) ou les établissements médico-éducatifs (IME) offrent un encadrement spécialisé.
Dans tous les cas, un projet personnalisé de scolarisation (PPS) est mis en place pour définir les adaptations pédagogiques nécessaires, en accord avec les enseignants et les parents.
Où trouver du soutien psychologique ou moral en tant que parent aidant ?

Vivre chaque jour avec des contraintes médicales, sociales et logistiques peut générer stress, anxiété ou sentiment d’isolement. Il existe des consultations de soutien psychologique proposées par les hôpitaux, les associations ou les plateformes d’écoute comme Écoute Famille.
Certains services hospitaliers disposent d’un psychologue dédié aux familles, sans frais. Les réseaux associatifs comme l’UNAPEI, l’AFM Téléthon ou les Maisons des aidants organisent aussi des groupes de parole et des rencontres locales.
Être entouré permet souvent de mieux tenir sur la durée. Parler avec d’autres parents qui vivent des situations similaires aide à relativiser et à trouver des réponses concrètes à des problèmes quotidiens.
Comment éviter l’épuisement quand on s’occupe seul de son enfant ?
L’usure physique et la fatigue mentale sont fréquentes lorsque la charge repose principalement sur une seule personne. Pour souffler, vous pouvez faire appel à des accueils temporaires, appelés aussi solutions de répit.
Ces structures permettent à votre enfant d’être accueilli quelques jours ou quelques semaines dans un cadre sécurisé, pendant que vous récupérez ou gérez d’autres obligations.
La PCH peut couvrir en partie ce type de dispositif. Des associations comme JNA, Handéo ou des plateformes de répit recensent les solutions disponibles près de chez vous.
Organiser des temps pour vous, même courts, est indispensable. Le répit parental n’est pas un luxe, mais une nécessité.
Existe-t-il des associations ou des réseaux d’entraide pour les aidants familiaux ?
De nombreuses structures associatives accompagnent les familles dans leurs démarches et leur quotidien. L’APF France handicap, l’UNAPEI, l’AFM Téléthon, Trisomie 21 France ou encore les Collectifs d’aidants familiaux proposent :
- Des permanences juridiques
- Des groupes de parole
- Des solutions d’accueil temporaire
- Des guides pratiques
Vous pouvez également rejoindre des groupes Facebook privés ou des forums de discussion entre parents, qui partagent des conseils utiles et des retours d’expérience concrets.
La plateforme nationale pour les aidants (monparcourshandicap.gouv.fr) regroupe toutes les ressources officielles et associatives, classées par région et type de besoin.
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Quels sont mes droits en tant qu’aidant familial reconnu ?

Le statut d’aidant vous ouvre plusieurs droits dès lors que vous vous occupez régulièrement d’un proche handicapé. Vous pouvez :
- Bénéficier d’un congé rémunéré ou non
- Demander une retraite anticipée
- Être affilié à l’Assurance vieillesse pour les aidants (AVPF)
- Recevoir certaines allocations (AJPP, PCH)
Pour cela, il faut que la situation soit reconnue par la MDPH, et que votre implication soit constante et significative. Certaines caisses de retraite proposent aussi des comptes pénibilité, en fonction de votre situation.
Comment faire valoir ces droits et à qui s’adresser ?
La MDPH reste votre interlocuteur principal. C’est par son intermédiaire que vous pouvez obtenir :
- Une carte d’invalidité ou de priorité
- Un taux de handicap
- Des notifications d’accompagnement scolaire
- La reconnaissance de votre rôle d’aidant
Les demandes se font via un formulaire CERFA accompagné d’un certificat médical, d’un projet de vie et de pièces justificatives. Vous pouvez vous faire accompagner dans cette démarche par un travailleur social ou un référent handicap au sein de votre mairie.
La CAF, l’Assurance Maladie et votre employeur sont également à solliciter pour les démarches liées au congé, à l’allocation ou à l’organisation du travail.

