Un garçon de 8 ans qui salit encore ses sous-vêtements peut souffrir d’un blocage émotionnel, d’un trouble fonctionnel ou d’un stress profond. Ce type d’accident n’est pas rare à cet âge, surtout si l’enfant a connu une période de constipation prolongée ou traverse un bouleversement scolaire ou familial. L’encoprésie secondaire est souvent en cause, avec des selles accumulées qui débordent sans qu’il ne puisse les contrôler. Dans d’autres cas, un enfant peut régresser après un déménagement, une séparation ou une pression excessive.
| Situation fréquente chez l’enfant | Explication possible |
|---|---|
| Propreté acquise mais accidents récents | Régression liée à une angoisse |
| Selles dans les sous-vêtements sans prévenir | Troubles du transit ou encoprésie |
| Retenue volontaire des selles | Peur de la douleur ou du WC |
| Périodes de constipation répétée | Fuite involontaire par trop-plein |
| Pression parentale ou scolaire | Facteur psychologique aggravant |
- Ce trouble peut avoir une origine médicale ou psychologique.
- La culpabilisation aggrave souvent la situation.
- Une consultation peut être utile en cas de répétition ou de souffrance.
Est-ce normal qu’un enfant de 8 ans fasse encore caca dans sa culotte ?
À cet âge, un enfant devrait avoir acquis la maîtrise de ses selles. Cependant, il peut arriver que certains reviennent en arrière, même après des années de propreté. Cette situation peut surprendre, mais elle n’est pas exceptionnelle. Elle traduit généralement un mal-être, une douleur passée non traitée ou une mauvaise gestion du transit. Ce type de comportement est souvent plus fréquent qu’on ne le pense, mais reste entouré de silence par peur du jugement.
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Quelles peuvent être les causes médicales à cet âge ?

L’origine médicale la plus fréquente est la constipation fonctionnelle. Lorsqu’un enfant retient ses selles, les matières s’accumulent dans le rectum. À terme, le côlon se dilate, les nerfs se désensibilisent, et des fuites incontrôlées peuvent apparaître. Cela s’appelle l’encoprésie. Elle peut se manifester par de petites traces ou des selles plus importantes, parfois sans que l’enfant ne s’en rende compte. D’autres troubles digestifs, comme une malformation anorectale ou une maladie de Hirschsprung (rare), doivent être écartés si les symptômes persistent.
Le stress ou un trouble psychologique peuvent-ils expliquer ce comportement ?
Le stress chronique, les tensions familiales ou un climat scolaire anxiogène peuvent provoquer une régression du comportement chez certains enfants. Ces situations peuvent perturber le rythme digestif, réduire l’écoute du corps et conduire à ignorer les signaux d’alerte internes. Un trouble anxieux, une difficulté d’adaptation ou même un déficit de l’attention avec impulsivité peuvent aussi nuire à l’autonomie en matière d’hygiène. Le corps exprime ce que l’enfant n’arrive pas à formuler.
Mon enfant a été propre avant : pourquoi régresse-t-il ?
Lorsqu’un enfant a été propre durant plusieurs années, puis recommence à avoir des accidents, cela reflète souvent une perte de sécurité intérieure. Un changement d’école, la naissance d’un petit frère ou une pression sur ses résultats peuvent créer une tension difficile à gérer. L’enfant n’a pas forcément conscience de son geste. Il peut même en avoir honte, sans comprendre ce qui le pousse à agir ainsi. La répétition des incidents, surtout si elle est récente, mérite d’être mise en lien avec un événement déclencheur.
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Comment réagir en tant que parent sans le culpabiliser ?

Face à ce type de situation, le plus efficace reste une attitude bienveillante et constante. Éviter les remarques blessantes, les punitions ou les moqueries permet à l’enfant de préserver son estime de soi. L’objectif n’est pas d’insister sur l’incident, mais d’en comprendre la cause ensemble. Lui rappeler qu’il n’est pas seul, qu’il peut parler de ce qu’il ressent, et qu’il n’est pas “sale” ou “méchant”, l’aide à sortir de la spirale de honte. L’écoute et la douceur sont souvent plus efficaces que les rappels ou menaces.
Quand faut-il consulter un professionnel de santé ?
Si les incidents se répètent chaque semaine depuis plus d’un mois, il est recommandé de prendre rendez-vous avec un médecin. Une consultation pédiatrique permet de vérifier l’état du côlon et d’évaluer s’il s’agit d’une encoprésie. Si le bilan médical ne révèle rien d’alarmant, une évaluation psychologique peut être envisagée. Un pédopsychiatre ou un psychologue pour enfants pourra identifier une éventuelle souffrance affective, un trouble du comportement ou une difficulté dans la gestion des émotions.
Quelles solutions concrètes existent pour aider mon fils ?
Les approches les plus efficaces combinent plusieurs dimensions : rétablir un bon transit intestinal avec un suivi alimentaire, instaurer une routine d’aller aux toilettes, et travailler la confiance de l’enfant. Les toilettes doivent être accessibles, propres, rassurantes. Instaurer un moment fixe pour y aller, sans pression, favorise la régularité. L’encouragement, un carnet de suivi ou un petit tableau de motivation peuvent aussi contribuer à restaurer sa confiance. En cas de constipation sévère, un traitement médicamenteux peut être proposé par un professionnel de santé.
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Est-ce que d’autres parents vivent la même chose ?
Même si peu de familles en parlent, cette situation touche plus d’enfants qu’on ne le croit. De nombreux parents vivent ces épisodes d’incompréhension, de frustration ou de doute. En parler avec d’autres peut aider à relativiser et à trouver des solutions partagées. Certaines structures proposent des groupes de parole ou des accompagnements parentaux, notamment les PMI ou les centres médico-psychologiques. Savoir que l’on n’est pas seul permet souvent de mieux accompagner son enfant.

