Oubliez le champagne du réveillon. Oubliez les bonnes résolutions intenables que vous allez abandonner le 15 janvier. Si vous cherchez un moyen radical de « planer » légalement en 2026, arrêtez de regarder votre pharmacie et baissez les yeux vers vos pieds. Il existe une drogue puissante, gratuite et produite par votre propre organisme. Le seul problème ? Il faut payer le prix d’entrée : 30 minutes de souffrance.
En ce 31 décembre 2025, alors que le froid gèle les motivations, une vérité scientifique méconnue vient de changer la donne pour les coureurs du dimanche. Ce que vous ressentiez après un jogging n’était pas ce que vous croyiez. Vous n’êtes pas « en forme ». Vous êtes, biologiquement parlant, sous influence.

Le grand mensonge des endorphines
Depuis trente ans, on vous répète cette légende urbaine : « C’est génial, j’ai eu mon shoot d’endorphines ! ». C’est faux. Ou du moins, c’est biologiquement inexact. La science a tranché, et la réalité est beaucoup plus surprenante.
Le problème des endorphines, c’est leur taille. Ce sont des molécules massives (des peptides) qui sont incapables de traverser la barrière hémato-encéphalique. En clair ? Elles sont produites dans votre sang pour calmer la douleur musculaire, mais elles n’atteignent jamais votre cerveau pour créer cette sensation d’euphorie planante. Si vous vous sentez « high », ce n’est pas grâce à elles.
Votre corps fabrique son propre cannabis
Le vrai coupable porte un nom exotique : l’anandamide. En sanskrit, cela signifie « bonheur suprême ». Et sa structure moléculaire est fascinante : elle est quasi identique au THC, le principe actif du cannabis.
Contrairement aux endorphines, l’anandamide est une molécule grasse (lipophile) qui traverse la barrière du cerveau sans aucun problème. Elle vient se fixer directement sur vos récepteurs CB1 et CB2. Ce sont exactement les mêmes serrures biologiques que celles activées par les cannabinoïdes externes comme le CBD ou le CBG, sauf qu’ici, la production est 100 % interne. Le résultat ? Une réduction drastique de l’anxiété, une sédation légère et cette sensation bizarre que les couleurs sont plus vives et que « tout va bien », même par -5°C.
La règle des 30 minutes : le prix à payer
Mais attention, votre « dealer interne » ne livre pas à crédit. L’étude est formelle : le pic d’anandamide ne se déclenche pas dès les premières foulées. Il existe un seuil métabolique précis.
Il faut maintenir un effort modéré (environ 70-80% de votre fréquence max) pendant 30 à 45 minutes pour que la production explose. C’est là que 90% des débutants échouent. Si vous ne savez pas comment vous motiver quand l’envie manque, rappelez-vous simplement ceci : les vingt premières minutes sont une « taxe » physiologique obligée. Vous payez en souffle court et en jambes lourdes. Ce n’est qu’après avoir franchi ce mur de la demi-heure que la chimie prend le relais et transforme la souffrance en extase.
Quand le « High » devient une addiction réelle
Si cela ressemble à une drogue et agit comme une drogue, est-ce que ça rend accro ? La réponse est oui. Ce n’est plus une métaphore. Les chercheurs estiment aujourd’hui que près de 14,2 % des coureurs d’endurance présentent des signes cliniques de dépendance.
Chez les athlètes d’élite, ce chiffre atteint 7,6 %. On parle ici de symptômes de sevrage réels : irritabilité, anxiété et dépression quand la « dose » de course n’est pas administrée. Votre corps s’habitue à son propre cocktail chimique et en redemande. C’est sans doute la seule addiction qui va prolonger votre espérance de vie au lieu de la raccourcir.
Alors pour 2026, le choix est vite fait. Vous pouvez rester dans votre canapé, ou vous pouvez aller chercher votre dose. La pharmacie est ouverte, il suffit de lacer vos chaussures.

