Laurence, 56 ans, pensait qu’elle devrait vivre avec ces douleurs atroces pour le reste de sa vie. Aujourd’hui, elle nous confie avec soulagement : « J’ai guéri de la névralgie pudendale ». Comment cette enseignante retraitée de la région toulousaine a-t-elle réussi là où tant d’autres peinent ? Sa transformation n’a rien du miracle, mais tout d’une approche méthodique et patiente. 🌟
Cette ancienne professeure de français partage son parcours sans détours. Finies les journées passées debout parce que s’asseoir était un supplice ! Finie aussi l’angoisse permanente de ne plus pouvoir mener une vie normale. Laurence rayonne désormais et a retrouvé sa joie de vivre après deux années difficiles.
Sa recette ? Aucune solution miracle ni traitement révolutionnaire. Juste une stratégie cohérente qu’elle a appliquée rigoureusement pendant 8 mois. Les résultats parlent d’eux-mêmes : des douleurs qui ont progressivement disparu et une qualité de vie retrouvée.
Les infos à retenir (si vous n’avez pas le temps de tout lire)
- 🎯 Laurence a vaincu sa névralgie pudendale grâce à une approche globale sur plusieurs mois
- 🏥 Diagnostic posé rapidement grâce aux critères de Nantes et à un test d’infiltration positif
- 💆♀️ Ostéopathie spécialisée et kinésithérapie périnéale comme piliers du traitement
- 🧘♀️ Gestion du stress et thérapies comportementales pour briser le cercle vicieux
- 💊 Sevrage progressif des médicaments avec accompagnement médical adapté
- ⏰ Patience et persévérance : les premiers résultats peuvent apparaître après plusieurs semaines de traitement

Laurence avant : quand chaque position assise devient un calvaire
Laurence se souvient encore de ce jour de février 2022 où tout a basculé. « Avant ma guérison, j’avais l’impression de vivre avec une lame de rasoir dans le périnée, » confie-t-elle. Les douleurs étaient apparues progressivement, puis s’étaient installées durablement.
Au début, Laurence pensait que ces sensations de brûlures et de décharges électriques allaient passer. Mais les semaines passaient et les douleurs s’intensifiaient au lieu de s’atténuer.
S’asseoir devenait un véritable supplice, particulièrement en fin de journée. Les conséquences sur sa vie quotidienne étaient dramatiques :
- Elle ne pouvait plus conduire plus de 20 minutes
- Les restaurants étaient devenus impossibles
- Elle avait aménagé son domicile pour travailler debout
- Son moral était au plus bas face à cette situation
Le diagnostic était complexe à poser. Laurence présentait tous les symptômes caractéristiques de la névralgie pudendale : douleurs dans le territoire du nerf pudendal, aggravation systématique en position assise, absence de réveil nocturne. Les critères de Nantes étaient parfaitement remplis, mais le parcours médical a été long.
L’élément déclencheur ? Un test d’infiltration qui s’est révélé positif. Pendant une heure, Laurence n’a plus ressenti aucune douleur. « C’était à la fois un soulagement et une angoisse, car je savais enfin ce que j’avais, mais j’ignorais si on pouvait vraiment en guérir. »
Laurence aujourd’hui : la méthode qui a tout changé
La transformation de Laurence repose sur 4 piliers qu’elle a appliqués avec discipline. Pas de remède instantané, mais une stratégie globale qui donne des résultats durables.
Premier pilier : l’ostéopathie spécialisée
Laurence a trouvé un ostéopathe formé spécifiquement à la névralgie pudendale. Ce professionnel a d’abord identifié les tensions responsables de la compression nerveuse. Son approche était globale :
- Travail sur le bassin et la mobilité du nerf pudendal
- Relâchement des fascias et correction posturale
- Attention particulière à la sphère viscérale
- Techniques douces pour éviter toute aggravation
Les séances étaient espacées de 3 semaines au début, puis mensuelles. Pour ceux qui hésitent encore sur cette approche, sachez que l’ostéopathie se pratique dans le respect total de votre intimité. Laurence a ressenti des premiers bénéfices progressivement.
Deuxième pilier : la kinésithérapie périnéale adaptée
En parallèle, Laurence suivait une rééducation périnéale avec une kinésithérapeute spécialisée. L’objectif était de détendre les muscles élévateurs de l’anus, le piriforme et l’obturateur interne qui contribuaient à maintenir la compression nerveuse.
Les exercices se concentraient sur la respiration abdominale, les étirements doux et le relâchement musculaire. Cette approche complémentaire à l’ostéopathie permettait de maintenir les bénéfices entre les séances.
Troisième pilier : la gestion du stress et de la douleur chronique
Laurence a compris que la douleur chronique créait un cercle vicieux. Plus elle avait mal, plus elle était stressée, ce qui augmentait les tensions musculaires et amplifiait la douleur. Elle a donc intégré des séances de sophrologie et d’hypnose médicale.
Ces techniques l’ont aidée à mieux gérer les pics douloureux et à retrouver confiance en sa capacité de guérison. La méditation quotidienne est devenue un rituel indispensable pour maintenir les progrès et renforcer sa confiance dans le processus de guérison.
Quatrième pilier : l’adaptation du mode de vie
Laurence a complètement repensé son quotidien pour favoriser sa guérison :
- Coussin spécialisé avec découpe centrale pour s’asseoir
- Alternance régulière des positions (debout/assis)
- Écoute attentive des signaux de son corps
- Aménagement de son espace de travail
L’alimentation peut aussi jouer un rôle complémentaire. Certaines personnes explorent même les approches complémentaires comme la lithothérapie pour accompagner leur processus de guérison naturelle. Ces approches, bien qu’elles ne remplacent pas les traitements principaux, peuvent contribuer au bien-être général.
Pourquoi la névralgie pudendale est-elle si complexe à traiter ?
La névralgie pudendale touche 1 personne sur 6000 en France et présente une prédominance féminine avec un sex-ratio de 6:4. Cette pathologie neurologique résulte d’une compression ou une irritation du nerf pudendal durant son trajet dans différents tunnels qu’il traverse.
Les zones de compression les plus fréquentes
Le nerf pudendal peut être comprimé à plusieurs niveaux sur son trajet. Les zones critiques incluent :
- La « pince » entre les ligaments sacro-tubéral et sacro-épineux
- Le canal d’Alcock (dédoublement de l’aponévrose du muscle obturateur)
- Les points de passage entre différents muscles du bassin
- Les zones de friction lors des mouvements répétés
Ces compressions créent une inflammation locale qui perturbe la transmission nerveuse. Le nerf perd progressivement sa mobilité, ce qui aggrave les symptômes à chaque mouvement.
Les critères diagnostiques essentiels
Le diagnostic repose sur les critères de Nantes, référence mondiale depuis 2008. Des douleurs sont déclenchées ou très nettement majorées par la position assise et sont soulagées par la position debout ou sur le siège des toilettes. Elles ne réveillent pas la nuit.
L’absence de troubles sensitifs objectifs différencie cette pathologie d’autres neuropathies. Il n’y a pas de trouble de la sensibilité du périnée, les urines sont perçues pendant la miction, idem pour les selles et les gaz.
Le test d’infiltration confirme le diagnostic. L’injection d’un anesthésique local au niveau du nerf doit soulager temporairement la douleur pour valider la présomption de névralgie pudendale.

Les solutions thérapeutiques qui fonctionnent vraiment
Les approches thérapeutiques varient selon la sévérité et l’ancienneté des symptômes. La prise en charge doit être globale et personnalisée pour obtenir des résultats durables.
Les traitements conservateurs en première intention
L’ostéopathie spécialisée occupe une place centrale dans le traitement. Le thérapeute va évaluer les causes de compression par des tests manuels précis :
- Relâchement des tensions musculaires du plancher pelvien
- Correction des déséquilibres posturaux globaux
- Travail sur la mobilité des fascias et ligaments
- Amélioration de la vascularisation locale
La kinésithérapie périnéale complète efficacement l’ostéopathie. Cette rééducation vise à détendre les muscles du plancher pelvien et à corriger les déséquilibres posturaux qui contribuent à maintenir la compression nerveuse.
Les thérapies comportementales s’avèrent indispensables. Une douleur chronique peut venir impacter le mental du patient, augmentant alors la perception des symptômes.
Les options interventionnelles
Les infiltrations représentent une solution intermédiaire. Une à 3 infiltrations espacées d’au moins 4 semaines peuvent donner jusqu’à 30%, selon les séries, de franches améliorations voire de vraies guérisons.
La chirurgie de décompression reste réservée aux cas rebelles après échec des traitements conservateurs. Pour les indications correctement posées elle peut apporter jusqu’à 80% de guérisons. Cette intervention consiste à libérer le nerf de ses compressions ligamentaires ou aponévrotiques.
L’importance du facteur temps
La guérison demande de la patience. Chaque névralgie pudendale est différente, et les délais de récupération varient considérablement d’une personne à l’autre. Les premiers résultats apparaissent généralement après plusieurs semaines de traitement assidu, mais il faut souvent compter plusieurs mois pour observer une amélioration significative.
Laurence nous prouve qu’il est possible de dire « j’ai guéri de la névralgie pudendale » avec la bonne approche. Sa transformation repose sur plusieurs mois de persévérance, pas sur un traitement miracle. Son message ? « Cette pathologie n’est pas une fatalité si on accepte de s’investir dans sa guérison. »
Cette enseignante de 56 ans a retrouvé une vie normale grâce à une méthode globale : ostéopathie spécialisée, kinésithérapie périnéale, gestion du stress et adaptation du mode de vie. Sa patience et sa discipline témoignent aujourd’hui de l’efficacité de cette approche.
Vous rêvez de suivre les traces de Laurence ? Commencez dès aujourd’hui par consulter des praticiens formés à cette pathologie. Rappelez-vous : la constance et la patience sont vos meilleurs alliés pour retrouver une vie sans douleur.
FAQ (Questions fréquentes)
Combien de temps faut-il pour guérir d’une névralgie pudendale ?
Les premiers signes d’amélioration peuvent apparaître après plusieurs semaines de traitement bien conduit. Chaque cas étant unique, la durée de récupération varie considérablement d’une personne à l’autre. Certains patients observent des progrès en quelques mois, d’autres nécessitent un suivi plus long.
L’ostéopathie peut-elle vraiment guérir la névralgie pudendale ?
L’ostéopathie spécialisée obtient d’excellents résultats en traitant les causes mécaniques de la compression nerveuse. Elle doit cependant être pratiquée par un thérapeute formé spécifiquement à cette pathologie pour être efficace.
Peut-on guérir sans médicaments ni chirurgie ?
De nombreux patients comme Laurence obtiennent une guérison complète avec des approches naturelles. L’ostéopathie, la kinésithérapie et la gestion du stress constituent souvent un traitement suffisant quand ils sont bien menés.
Comment distinguer une névralgie pudendale d’autres douleurs pelviennes ?
Les critères de Nantes permettent un diagnostic précis : douleur aggravée en position assise, soulagée debout, absence de réveil nocturne et pas de troubles sensitifs. Le test d’infiltration confirme définitivement le diagnostic.

